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Paroles d’hypertendus

Paroles d’hypertendus

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Pourquoi prendre la parole ?


Je suis un hypertendu, je vivais ma maladie dans mon petit coin, quelque peu passivé surtout à la suite d’une hémorragie cérébrale, la volonté d’agir cassée, ruminant des idées sombres. Un jour, on m’a proposé de participer à un de ces " groupes de paroles " avec d’autres hypertendus.

Quelle découverte, quelle stimulation pour mieux affronter le quotidien.

Écouter les autres " collègues ", se rendre compte de la diversité du vécu de chacun, deviner l’angoisse sous jacente qui peut tarauder un comportement, percevoir le besoin d’un accompagnement psychologique pour certains, pouvoir parler tranquillement de son propre cas et de ce qui l’environne en dehors d’une consultation médicale.

En d’autres termes se confier, ça prend du temps bien sûr, mais surtout ça fait du bien ! ! !

Ce petit livret peut nous ouvrir les portes à un meilleur vécu, à un meilleur partage des conséquences de notre maladie sournoise et très souvent silencieuse, que ce partage soit avec notre médecin, notre entourage ou nos collègues hypertendus.

Un patient hypertendu


Pourquoi donner la parole aux hypertendus ?


Que représente pour un médecin un patient hypertendu ? Habituellement un sujet qui présente une pathologie banale et facile à prendre en charge. La banalité vient du fait que l’hypertension artérielle est si fréquemment rencontrée dans la pratique médicale quotidienne qu’elle constitue le premier motif de consultation en médecine générale. La facilité découle de la grande efficacité des médicaments antihypertenseurs modernes et de leur simplicité de prescription et de surveillance.

Mais pour le patient, que représente le fait d’être un hypertendu ? Comme il n’y avait pas de réponse précise à cette question, le Comité

Français de Lutte contre l’Hypertension Artérielle a décidé de réaliser une enquête visant à recueillir des " paroles d’hypertendus " sur les connaissances, les croyances, les interrogations, les attentes des patients soignés pour une hypertension artérielle.

Des questionnaires ont été distribués à près d’un millier d’hypertendus et des " groupes de paroles " réunissant des patients en dehors de la présence de leur médecin habituel, ont permis de recueillir des informations souvent inédites sur la façon dont les hypertendus vivaient au quotidien leur hypertension.

Au delà de la constatation qu’un grand nombre d’idées reçues existent encore sur l’hypertension artérielle et qu’il est nécessaire que le vrai soit démêlé du faux sur certaines questions que les hypertendus se posent sur l’hypertension artérielle, cette action du CFLHTA met en évidence que les attentes des hypertendus sont parfois différentes de la prise en charge habituellement entreprise par les médecins pour assurer leur suivi.

Ces " paroles d’hypertendus " ont été regroupées dans ce livret avec l’espoir d’aider les patients et les médecins à mieux communiquer ensemble.

Souhaitons que les premiers osent poser des questions et que les seconds prennent le temps d’écouter et d’expliquer.

Professeur Xavier Girerd
Président du CFLHTA

L’opération " Paroles d’hypertendus " du CFLHTA a été réalisée à partir :
  • de " groupes de paroles " réunissant des patients hypertendus en dehors de la présence de leur médecin habituel. Huit groupes dans 4 villes de France ont réuni 100 patients.
  • du recueil de 1125 questionnaires, remplis par des patients à l’occasion d’une visite chez leur médecin soutenant l’action du Comité Français de Lutte contre l’Hypertension Artérielle ou membre du Club des Jeunes Hypertensiologues.

L’HTA, c’est quoi pour nous patients hypertendus ?


Les " groupes de paroles " réunissant des patients en dehors de la présence de leur médecin habituel ont permis de recueillir des " paroles d’hypertendus " sur les connaissances, les croyances, les interrogations, les attentes des patients soignés pour une hypertension artérielle.

Un choc

" Quand on vous annonce que vous êtes malade et que vous allez devoir prendre des médicaments à vie, ça fait quelque chose ".
" On a découvert mon hypertension alors que j’avais vingt ans, au début je ne voulais pas y croire. Je croyais que c’était réservé aux quinquagénaires de plus de 120 kilos ".

Une maladie grave

" Ca peut vous prendre n’importe où, brutalement ".
" C’est une épée de Damoclès, le danger c’est l’absence de symptômes ".

Un handicap

" Quand je commence quelque chose, j’aime aller jusqu’au bout. Parfois je suis obligé de m’arrêter, par la force des choses, je suis trop fatigué ".
" Ce besoin de sieste, ces énormes coups de pompes, cela influe beaucoup sur ma vie quotidienne. Les autres sortent, moi je vais me coucher ".

Un prix à payer

" Un boulot stressant, une vie de famille pas toujours facile, un caractère à aller jusqu’au bout, 94 kilos : j’avais tout pour faire de l’hypertension ".
" Si je m’étais ménagé davantage, si j’avais moins fumé, je n’en serais pas là aujourd’hui ".
" La tension est montée en même temps que mon poids ".

Une maladie de société

" Si on est hypertendu, c’est que la société, les entreprises génèrent de plus en plus de stress ".

Une affaire de famille

" Le fautif c’est mon père, de son côté ils sont tous hypertendus ".
" Mes parents sont hypertendus. Ma mère est actuellement paralysée parce qu’elle a fait un accident cérébral très grave ".

Une contrainte

" Je me sens dépendant des médicaments et des médecins. C’est très difficile à supporter ".
" Je ne veux pas avoir un comportement d’esclave vis-à-vis du traitement ".
" La difficulté, c’est que je ne me sens pas malade et que je n’aime pas prendre de médicaments quand je vais bien ".

Un jeu avec le feu

" Je voulais voir si, sans médicaments, on pouvait vivre normalement ".
" J’étais stabilisé, les médecins étaient très contents, mais ça ne m’a pas empêché de faire un accident cérébral. Il faut dire que j’avais oublié ma pilule du soir, le lendemain j’ai évité de prendre celle du matin et l’après-midi j’ai fait un exercice trop violent ".

Une question d’organisation

" Il faut mettre en place des automatismes : comme on prend son petit-déjeuner, on prend ses médicaments ".
"J’anticipe sur le renouvellement de mon traitement par peur d’être en rupture de stock ".
" Pour ne pas oublier mes comprimés, quand je pars en voyage, j’ai une trousse spéciale prête en permanence ".

 
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