Le mystère des antioxydants
4 février 2009 :
Preuve scientifique demandée.
Faut-il se bourrer d’antioxydants pour rester en forme ?
Comme souvent en matière de nutrition, il y a un monde entre les allégations utilisées par les industriels et la réalité scientifique. Au cours de son métabolisme, la cellule humaine produit des radicaux libres, comme l’oxygène atomique issu du stress oxydatif.
Ce toxique est piégé par des vitamines (C et E), des oligoéléments (zinc, sélénium, manganèse) et des familles de molécules protectrices (polyphénols, caroténoïdes) présents dans l’alimentation.
Selon les données présentées à la Journée annuelle de nutrition et de diététique par le chercheur Jean-Louis Berta, « les données des enquêtes épidémiologiques ne permettent pas d’établir des liens de causalité entre antioxydants et réduction du risque de maladie ».
Le nouveau règlement européen (CE 1924/2006) exige désormais des producteurs de compléments alimentaires qu’ils apportent « la preuve scientifique de leur allégation ». Selon le chercheur, cette législation devrait conduire « à développer des études cliniques de qualité ».
En attendant, les spécialistes estiment que les compléments alimentaires « peuvent être utiles pour des populations dont le statut en anti- oxydants est médiocre ». |